La chaîne de pied

La chaine de pied en Afrique

Contrairement aux idées reçues, la chaîne de cheville fait intégralement partie de la culture. Elle sait d'ailleurs inscrite au fil des âges dans les mœurs, usages et coutumes des peuples. Du Mali en passant par la Côte d'Ivoire, de la Somalie au Kenya, ou encore du Cameroun en Afrique du Sud, on peut observer des traces de cet accessoire dans les traditions. Il n'y a qu'à voir les apparents folkloriques pour s'en rendre pleinement compte. Cependant, avec le recul de l'animisme au profit des religions du christianisme et de l'islam, les bijoux portés au pied sont au fil du temps et au gré des normes, associés à une certaine forme de corruption, une entorse à la à la morale. Cet article a pour objectif de mettre en relief, l'appartenance de la cheville de pied au patrimoine africain, et par conséquent une induction de sa restauration dans les mentalités africaines. Il est également question, de valoriser cet accessoire en tant que artie intégrante de l'identité du continent noir.




Les origines de la chaîne de pied

On retrouve les traces de la chaîne de pied dans l'Égypte antique. Les hiéroglyphes permettent de percevoir l'essence et la signification de cet accessoire. Si la cheville de pied avait pour objectif de réhausser la sensualité de la femme, dans l'Égypte antique elle était un outil ou plutôt un signe de prestige mettant en exergue le rang de la personne qui la portait. Faite de cuivre ou d'or, la chaîne de pied avec le mérite de définir la hiérarchie des classes dans cette civilisation. Dans les cultures subsahariennes aux systèmes religieux animistes la chaîne de pied était revêtue à diverses dans diverses circonstances. par exemple, elle était offerte comme cadeau de mariage dans certaines tribus et était un signe d'amour. Le marié l'offrait en présent à sa belle pour lui témoigner son attachement. La chaîne de cheville faisait partie des cadeaux offerts en guise de dote. Ce fut le cas dans la tribu senoufou originaire de la Côte d'Ivoire. Dans d'autres circonstances, la chaîne de cheville était porté selon une certaine codification en temps de deuil ou dans d'autres cérémonies traditionnelles. Les peuples du Congo, du Burkina Faso, du Cameroun et de l'Afrique du Sud connaissent cet accessoire (pour ne citer que ceci) comme faisant partie intégrante de leur patrimoine.




Pourquoi porter la chaîne de pied ?

Comme on a pu le voir au travers de ce bref historique de la trajectoire de la chaîne de pied en Afrique, loin des idées reçues qui faisaient de cet accessoire un signe de dépravation, la chaîne de pied est inscrite au cœur même des traditions africaines. Il devient donc urgent à l'heure où la question de l'identité africaine est au centre des préoccupations, car la restauration du patrimoine africain et gage d'un développement durable et certain, de réintégrer tous ces accessoires qui font partie de la culture et de l'âme africaine. Il devient d'autant plus urgent, à l'heure où malgré l'Afrique se trouve envahie par des courants de pensées étrangers, des voix s'élèvent contre l'acculturation et pour le retour aux sources. Un retour sur qui est primordial si les créateurs veulent conquérir le marché mondial de la mode. Dans l'autre côté, le glamour, le chic et l'audace qu'elle confère aux tenues ont un effet sublimant. Alors, pourquoi s' en priver. Dans une certaine mesure, il devient urgent de revendiquer cette identité africaine faussée, et diabolisée par le colonisateur et par le religieux. 










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